Quand on naît dans le mauvais pays

  • Il faut rectifier le tir coûte que coûte ou moisir frustré...
  • Je veux concrétiser en Thaïlande MON mode de vie
  • Ce à quoi je crois, qui me travaille depuis 40 ans les tripes

Chapitre 9 : Sur les traces de l'ingrédient le plus mystérieux du plaisir sexuel

 

Quand on baise 100 femmes en trois ans, forcément, on compile les données pour tenter d'y voir clair et comprendre nos goûts.

Les trois premiers ingrédients sont relativement connus de tous.

La femme joue un grand rôle dans la qualité du contact sexuel pour un homme. Si elle aime son partenaire avec ses sentiments, on obtient pas la même qualité de décollage en tant que mec. Si elle le désire (sans l'aimer), on aura aussi une meilleure qualité. Enfin, il y a la compatibilité génétique des corps qui impacte le résultat de la copulation...

Quand une femme aime, désire et est compatible, les séances au lit deviennent très agréables. Certes, il faut soi même au moins désirer à défaut d'aimer pour en profiter.

Rien que du très classique dans ces descriptions.

Seulement, dans toute mon exploration, certaines relations m'ont offert autre chose d'inexplicable, qui ne rentrait pas dans ces cases de l'amour, du désir ou de la génétique. J'ai tout exploré les différentes combinaisons, amour sans génétique, désir sans génétique, amour + désir sans génétique, génétique sans amour, génétique est il plus puissant que le désir ou son absence ?... Franchement, au fil des trimestres j'ai pu voir pleins de trucs.

Sauf... la stratosphère.

A ce jour, je suis toujours sur ma piste sans arriver à comprendre ce qui se passe.

4 femmes m'ont envoyé dans la stratosphère.

La première n'est autre que mon ex femme. Je préfère ne pas aborder le sujet. Mais avec elle, il y avait de l'amour, du désir et de la génétique. Plus la stratosphère !

La deuxième est un énorme boudin. Je m'en souviens encore comme si c'était hier bien que cela date de 20 mois. Je suis là pour un simple massage thaï pour de la détente dans un salon merdique. Elle me saute dessus et me dit cash qu'elle veut baiser. Je suis carrément pas motivé du tout. Je donne mon accord en lui disant qu'on peut baiser si elle arrive à me faire bander, ce qui n'est pas gagné...

Tes pas sortie de l'auberge ma cocotte... je me revois le penser...

En un claquement de doigt, c'est une masseuse..., elle me met debout tout raide. Merde !

Satisfaite de son boulot, elle me chevauche illico presto. Je ferme les yeux tellement je la trouve repoussante. Au bout d'une minute, je me dis qu'il faut que j'arrête ces conneries. Il ne faut pas que je la regarde sinon je ne vais jamais pouvoir me finir. Il faut que j'abrège cette séance au plus vite. Je la retourne et là, une chaudière se met en route. Elle m'irradie. En quelques minutes, j'explose et c'est la stratosphère. Merde putain ! La stratosphère avec elle ! Merde ! Elle est méga moche bordel. C'est quoi ces conneries. La trahison du corps là...

Je me revois rentrer chez moi, sonné debout.

C'est la première fois qu'une autre femme que mon ex femme parvient à me faire sentir ça.

Je n'ai absolument aucun désir, aucun amour, pas de génétique marquée. Elle ne m'aime pas. Au mieux, elle peut me désirer.

Clairement, je comprends ce jour là qu'il existe un autre paramètre qui intervient. Je vais le traquer. A vrai dire, c'est probablement la principale motivation de toutes mes rencontres après. Revivre la stratosphère !!!

Comme je l'ai expliqué au précédent chapitre http://www.charlesdereeper.com/vivreenthailande/ch8.html,  à partir de juin 2014, ma machine est rebranchée et retourne un peu. Les cygnes noirs reviennent.

Je lève sur Badoo Thaïlande un drôle d'oiseau. Les photos sont trompeuses. Mais je le savais à l'avance. J'avais scanné par intuition depuis des semaines. Je la rencontre par défi de l'intuition. J'espère que l'intuition aura tort. Malheureusement, l'intuition gagne encore. Chié.

Elle ne me plaît pas du tout. Elle est grosse. Je sens tout de suite que la génétique n'est pas là. Bref, y a rien du tout. Ni amour, ni désir, ni génétique.

Pour une raison que j'ignore (en fait, j'ai envie d'irrationel, de jouer à l'envers des règles normales), je lui fais faire mon grand tour que je réserve habituellement pour les 5% de femmes qui me plaisent le plus. On a un petit resto en bois plein de charme au milieu de la jungle urbaine qui fait de la super bouffe thaï. Ensuite, direction un sky bar. Tonio nous accompagne. Je l'ai réquisitionné, car je suis vraiment flegmard. Je n'ai pas du tout envie de draguer. Le pire est que je sens bien que je ne lui plais pas trop physiquement.

Je lui fais faire donc mon tour de piste donc et elle se laisse faire de bon coeur.

On boit un peu. On rentre dans mon appart. Il est temps de passer à la casserole cette erreur statistique...

Je ne vois rien arriver. Je viens de tomber en réalité sur ma troisième chaudière. C'est une furie au lit. Je vous épargne les détails. Ce que je peux vous dire, c'est que je fais stratosphère avec elle.

Je ne la reverrais pas. Franchement, je ne parviens pas à dépasser le stade de son physique. Et j'ai mes deux régulières déjà. Autant continuer mon exploration.

Mais je comprends que la stratosphère est ce qui me plaît le plus au final.

Une quatrième stratosphère va apparaître au cours de mon nouveau jeu, le speed queuting que je raconterais plus tard.

Dans cette quatrième configuration, j'ai à nouveau des ingrédients disparates. Rien ne milite pour la stratosphère. La fille me plaît vraiment cette fois ci. Je la désire. Aucun amour. La génétique est là. De son côté, c'est un mur. Je ne sais pas si je lui plais. Même mes scans intuitifs ne parviennent pas à m'éclairer. Aucun amour, c'est certain. Elle me fait planer pendant 30 minutes après l'explosion. Grosse stratosphère.

Comment est ce que c'est possible ?

4 femmes. Aucun point commun, aucune corrélation, mais un résultat identique exceptionnel.

C'est un mystère.

Je ne sais pas si je vais pouvoir me passer de cet ingrédient trop longtemps. Le pire, c'est que la stratosphère me fait décoller en dix minutes. Je n'ai même pas le temps de m'amuser comme d'habitude. Aucune endurance avec les chaudières à stratosphère...