Quand on naît dans le mauvais pays

  • Il faut rectifier le tir coûte que coûte ou moisir frustré...
  • Je veux concrétiser en Thaïlande MON mode de vie
  • Ce à quoi je crois, qui me travaille depuis 40 ans les tripes

Chapitre 5 : La question numéro 1 de la vie d'un homme !

 

Appelons un chat, un chat. La question qui perturbe le plus mon existence à 40 ans, celle que je me suis promis de résoudre en 2014, celle qui me taraude depuis toujours, celle que j'ai été poser à tous les hommes que j'ai rencontré, celle que moins de 5% des hommes que je connaisse, ont solutionné, c'est la question de la monogamie. Ce chapitre ne concerne que les couples de plus de 5 ans d'âge. Tous ceux qui n'ont pas 5 ans au compteur, ne doivent pas oublier ce facteur temps qu'il leur manque.

Il y a en nous, les hommes, une énorme pulsion qui ne s'arrête jamais, d'aller chasser et queuter des femmes dont on aura oublié l'existence même quelques semaines plus tard. On peut la réfréner, l'effacer, la déglinguer. Elle refait surface en un claquement de seconde en cas de confrontation avec une réalité adéquate.

Et tout aussi fort, de l'autre côté, il existe un très puissant besoin de s'accoupler à long terme dans un foyer avec une élue de notre coeur qu'on protègera et avec qui on pondera des mômes.

Seul souci, le seul putain de gros souci de merde, c'est que les deux en même temps, ce n'est pas possible. La femme n'est absolument pas partageuse, quand bien même, on l'aime de toutes nos forces. Bouhh la vilaine qui comprend rien aux besoins des hommes. Il est absolument hors de question que son mâle attitré parte fourrer de la gueuses ouvertement.

C'est chiant. Très chiant même...

Je suis incapable de prendre une décision sur ce sujet. Je bloque depuis des années.

Le conflit est violent.

J'ai étudié les différentes solutions.

La première consiste à vivre une histoire d'amour, puis la mener à son terme et basculer en mode purement chasse, avec tous les manques qu'il y a et les regrets. C'est ce que j'ai fait. Des années après, je pense encore au moins 10 minutes par jour à ma vie avec elle.

La deuxième consiste à vivre une histoire d'amour, puis queuter discrètement dans le dos de sa femme, soit du tapin pour éviter l'engagement, soit baiser des nanas au bureau dans le même besoin... Une écrasante majorité de gens font ça. Attention, l'histoire d'amour, c'est très très souvent de la zone grise. Relire ici http://www.charlesdereeper.com/vivreenthailande/ch4.html le concept de la zone grise. En effet, il est extrêmement difficile de queuter en étant en phase de full contact avec une femme. Un, on se sentira très mal et deux, elle va le capter illico presto vu le niveau de connexion qu'exige l'amour full contact.

La troisième consiste à couper définitivement son envie de queuter, d'y renoncer, par engagement et foi, ce qui exige une maturité émotionnelle exceptionnelle que je n'ai pas ou un niveau de refoulement que je n'ai pas non plus. Les autres, ceux qui y parviennent, s'abstiennent à ne pas regarder ailleurs, à ne pas sortir dans des zones où existent la tentation. J'ai vu aussi beaucoup d'hommes qui boivent et se droguent pour pouvoir aller s'amuser sans aller queuter dans le dos de leurs femmes.

Perso, j'en suis encore au stade où j'essaye de baiser jusqu'à l'étouffement en tournant avec deux régulières qui couvrent un SMIC de mes besoins affectifs. Je n'ai pas le plaisir d'aimer comme je parlais dans le chapitre 4, mais j'ai le minimum en tendresse affection et je me goinfre de l'autre côté le maxi que je peux dans le but qu'un jour, si je rejoue au jeu de l'amour full contact sans queutage possible, je puisse au moins me raisonner un minimum.

Charles, putain, tu en auras bien profiter. Tu peux mourrir en paix !

Parce qu'il n'y a rien de pire que de se retrouver en situation amoureuse sans avoir vécu la phase queutage. La frustration et les regrets usent le bonhomme à long terme jusqu'à ce qu'un énième pétage de plomb chez la femme obtienne une réaction disproportionnée de l'homme qui aura accumulé en secret pendant des années trop de manque.

Je comprends pourquoi à 40 ans autour de nous, tout le monde se met à divorcer. C'est juste pas possible. L'équation est foireuse. Les gens se mettent en couple vers 25/30 ans, achètent une baraque, font des mômes... alors même qu'ils ont eu moins de 20 partenaires dans toute leur vie quand ce n'est pas moins de 10 et n'ont absolument aucune idée de ce qui comptent pour eux. 9 fois sur 10, le choix du partenaire amoureux sur lequel ils ont misé, est erroné. Et à 40 ans au moment où la pression de la mort augmente, la validité du choix est remise fortement en question.

En ce qui me concerne, au delà du pétage de plomb de mon ex femme que j'aimais tant de tout mon coeur à l'arrivée au Costa Rica, il y avait au fond de moi, une autre tendance qui a motivé la destruction de cette relation : je ne pouvais pas accepter de crever sans avoir goûter à un énorme picorage de la gente féminine. Il fallait que je queute putain. Et pas 10. Putain, il m'en fallait au moins 100. Merde quoi. Je voulais des culs de malade, cambrés comme les latinas. Je voulais des paires de seins incroyables. Je voulais baiser jusqu'à plus soif. Je voulais voir, toucher, vivre... Il me fallait deux femmes dans mon lit. Il me fallait une location d'une énorme baraque à grosse piscine avec mes potes en foutant pleins de gonzesses la dedans et en faisant tout partir en couille dans tous les sens. Il fallait qu'on fasse n'importe quoi dans mon appart à Bangkok certains soirs où tout le monde est en feu.

Tous les hommes que j'ai interrogé sont coincés dans cette problématique. TOUS. Ils refoulent pour tenir, à cause des responsabilités vis à vis des enfants, de la norme sociale, de leur propre jugement. Ils évacuent cela dans la zone des fantasmes en se baratinant que ce n'est pas bon de réaliser ses fantasmes, ses rêves, ses aspirations, dans la plus pure tradition française de la frustration... Des conneries. Quand ces mêmes mecs déboulent à Sukhumvit et qu'on les sort, tout bascule en un claquement de doigts. Ils comprennent enfin !

La vie est mal faîte. Queuter exige des moyens financiers, de la liberté, du temps. On a beaucoup plus de ces ingrédients après 35 ans, qu'à 20 ans. Dans une société équilibrante, on devrait pouvoir explorer le monde des relations amoureuses à 20 ans, puis se décider et se fixer avec expérience et sagesse plus tard. On commence tous par le chemin inverse, en se fixant beaucoup trop jeune pour s'apercevoir qu'on a un énorme manque au compteur.

Je connais énormément d'hommes de plus de 60 ans qui sont frustrés jusqu'à la moelle de leur choix de vie. Ils n'ont plus que les médocs et l'alcool pour les calmer.

Je ne sais pas si un jour je pourrais réaimer une femme comme mon ex femme. Mais en attendant, je queute à mort, tout ce que je peux. Bien sûr, j'ai peur de finir seul comme un con. J'ai les pétoches grace de chez grave. Je calcule la valeur de mon physique qui décline. J'évalue les proba de pouvoir séduire une femme sexy dans les années à venir, qui sont de plus en plus faibles. Je me demande si je pourrais me réadapter à la monogamie. Enfin, je me demande si je vais parvenir à me rassassier définitivement. Ma plus grosse crainte, c'est que ce soit un puit sans fond.

J'ai fait des recherches historiques. Je n'ai jamais trouvé d'explications sur le passage de la polygamie à la monogamie qui tiennent la route. En plus, cela ne semble intéresser personne ! Le fond de l'homme me semble être encore la polygamie, avec une régulière et des femmes satellites. Les femmes peuvent baratiner tout ce qu'elles veulent, la vérité crue, c'est celle là. Dès qu'un homme a les moyens et les possibilités de mettre en oeuvre cette organisation, il plonge dedans. Quand l'homme n'a pas les moyens, il noit le poisson.

Il dit à tout va :

Je voulais une vie de famille. J'aime ma femme (le même mec qui se déboîte le coup quand un avion de chasse passe dans la rue devant lui). Tout va bien, je suis heureux... bla bla bla... Si une gueunon carosserie sport lui fonce dessus, c'est sûr qu'il va continuer à aller bien, mais n'empêche qu'il va la sortir sa bite et qu'il va aller queuter la guenon dans le premier hôtel dispo...

La vraie phrase est donc : tout va bien tant qu'une femme qui me plaît ne me fonce pas dessus...

Cela me fait penser à un copain qui vit sur une île. Tout le monde se connaît. Il s'est donc interdit de queuter sur son île en dehors de sa femme. Uniquement en dehors de l'île. Des années qu'il résiste. Un jour, une blonde incendiaire rentre dans sa sphère. Ah ça, j'en conviens, elle est jeune et belle. La grande règle en cours depuis des années a été levée. Désormais, il s'est offert le droit de queuter sur son île en cas de force majeure...

Je pense que beaucoup d'hommes font l'autruche sur cette grande question parmi ceux qui assurent la monogamie à long terme... ce n'est pas eux qui choisissent la monogamie, mais la vie à leur place qui leur épargne le choix !