Quand on naît dans le mauvais pays

  • Il faut rectifier le tir coûte que coûte ou moisir frustré...
  • Je veux concrétiser en Thaïlande MON mode de vie
  • Ce à quoi je crois, qui me travaille depuis 40 ans les tripes

Chapitre 18 : Mes conclusions sur les relations amoureuses

 

 

J'ai collecté énormément d'expériences entre vos emails de plus en plus nombreux et denses, mon entourage (nous sommes 4 pirates français chassant en Asie avec plus de 700 relations féminines cumulées, ce qui permet d'avoir matière à débattre...), ce que j'ai pu lire parmi les auteurs analytiques et synthétiques, pas les plus connus, mais qui économisent des années de réflexion en déblayant massivement le sujet avant la phase d'expérimentation, mais aussi de mes très nombreuses rencontres que j'ai toujours questionné sur ce sujet phare. Croyez moi, cet édito est l'assemblage de centaines de témoignages !

 

Au final, ce qui s'est passé après 3 ans de recherches !

Un beau jour, toutes les infos nouvelles qui me parvenaient sur le front des relations amoureuses, rentraient toutes dans mes cases, signifiant que la modélisation sur laquelle je bossais depuis qq années pour rattraper mon retard, était enfin opérationnelle.

Le problème des relations amoureuses n'est finalement pas très compliqué une fois qu'on cherche au bon endroit.

 

Constat 1 : il est impossible de trouver le partenaire parfait

De là va découler une partie stratégique aux conséquences la plupart du temps désastreuses.

 

Constat 2 : même si on utilise pas tous les mêmes critères, au final, la liste des critères visibles (je ne parle pas des critères inconscients liés à la répétition de notre modèle parentale, qui fout en l'air la plupart de nos mouvements en matière de relations amoureuses) est assez courte.

 

1 - Pour un mec, basiquement, il se repère "une petite" qui lui explose la vue dès qu'il ouvre ses yeux dessus tellement elle lui plaît. Donc un critère physique. Pour rentrer dans les détails. Il y a environ 40% de mecs qui sont fanas du combo petit cul, petite épaule, petite taille, petits bras... bref du petit partout (autant dire qu'ils pètent littéralement des boulons quand ils quittent l'univers de la femme blanche obèse ou en surpoids et qu'ils déboulent en Asie où une armée de micro formats les attend, dépassant rarement les 45kg). Il y a également environ 40% de mecs qui sont eux adeptes du petit cul / gros seins (ce qui est bien con car moins de 5% des femmes sont fichues de la sorte... autant dire que la compète est hard pour cette catégorie, la chasse, le casting et la transformation étant des étapes vitales...). Enfin, il reste le dernier 20% de mecs indécis qui mangent à différents rateliers sans trop de convictions.

 

2 - Au lit, le mec n'en peut plus tellement c'est bon. Franchement, Clara Morgane et Brigitte Lahaie peuvent aller se rhabiller. Elles ont aucune chance sur l'Ile de la tentation avec lui. Donc un critère sexuel. A noter que ce critère sexuel repose en fait sur deux piliers, la baise (et nous savons tous messieurs que rares sont les bonnes baiseuses hein ? Ne nous mentons pas. Les saintes nitouches nulles au lit représentent le gros du bataillon !). Le deuxième pilier, c'est ce que j'appelle l'adéquation génétique, qui passe d'ailleurs par les odeurs. Le fait est que pour la survie de l'espèce, par brassage ADN, il peut arriver que la petite bombe qu'on démâte au lit avec assiduité et insistance, ne soit en réalité pas faîte pour nous génétiquement ! Les boules quand cela arrive. Surtout si derrière, la suivante qui elle est faîte pour nous génétiquement, se retrouve elle un peu molle question galipettes. Batard de dieu vous vous direz... On se l'est tous dit un jour...

 

3 - Ensuite, le contact émotionnel est énorme. On a le coeur ouvert en grand que même Mère Thérésa, elle peut pas lutter avec sa foi dans dieu... Donc un critère sentimental. On aime la terre entière tout d'un coup...

 

4 - Je ne parle même pas des nuits. On parle à ne plus en finir. On échange. On se livre intellectuellement comme jamais. Donc un critère intellectuel. On partage, on débat, on construit des projets (aller voir tante marie à l'autre bout du pays...), on réfléchit... (bon là, déjà, faut être un mec moyen équipé d'un cerveau normal, parce qu'un mec avec trop de neurones, il va avoir du mal à trouver une bonnasse qui baise sans être méga folle, ce qui permettra d'ouvrir son coeur tout en ayant au menu la super baise, ce qui n'arrive pas tous les 4 matins, ... et qui est en plus capable de réfléchir... faut pas trop demander à la femme non plus hein ?... Y a des limites naturelles, comme la terre ronde, l'atmosphère, la pesanteur... Je vous rappelle qu'on parle d'une femme humaine, le truc normal qui nous prend la tête à longueur d'année. Ah je vous rappelle aussi qu'on n'est ni dans un roman, ni dans un movie, mais dans la réalité de nos vies, donc avec une femme réelle, qui parle, qui pète des durites sans même savoir pourquoi... Autant dire qu'il va falloir limiter nos prétentions... parce que les femmes humaines et réelles, hum...)

 

5 - Enfin, la vie à deux, dans les détails opérationnels se passent à merveille. Même goûts alimentaires, cinéma, vestimentaires, mobilier intérieur de maison, animal de compagnie, climat...

 

Je pense que quand un mec obtient déjà ces 5 critères en même temps, il ne sait plus comment il s'appelle... Le fait est que mis à part mon expérience avec mon ex femme, je n'ai jamais rencontré qu'une poignée de mecs dans ma vie qui avait vécu le high score une fois également dans leur vie et toujours moins de 5 ans. La rareté de ces 5 critères est donc extrême.

 

Ensuite, il y a des mecs qui cherchent les emmerdes.... Ils ont des lubbies qui se rajoutent à la liste au père noël présentées ci dessus... dans le genre, je me fous que ma meuf soit moche, grosse et nulle au lit, mais je veux que ma meuf soit de telle religion, ou soit ultra très méga famille ou... bon la liste est longue en dehors des grands boulevards...

 

Donc on en revient au constat 1 : le partenaire parfait n'existe pas.

Il faut donc faire un arbitrage entre les critères.

 

Mais avant, je voudrais revenir sur une subtilité qui laisse sur le carreau une grande majorité.

Qu'est ce que l'amour du coeur profond, ce que j'appelle le full contact un peu partout dans mes éditos ?

Et qu'est ce que la passion amoureuse ?

 

La plupart des humains autour de moi se sont adonnés à la passion amoureuse, la confondant avec l'amour, ignorant même l'existence de la possibilité de l'amour. Pour eux, ce que je vais vous dire n'existe pas. Ben désolé les mecs, mais cela existe quand même...

 

En fait, en clair, exprimé en un mot, la plupart des gens n'ont absolument aucune idée de ce qu'est l'amour. J'en rencontre. Mon pote Tony à Bangkok a aimé une femme dans sa vie, une réunionnaise. Il a suffit qu'il en parle moins d'une minute pour que je sache. Je me souviens aussi récemment avoir croisé une thaïe à 3h du matin en plein dans le quartier à putes attablés que nous étions à une street food. Elle racontait ses conneries avec ma gonzesse du moment. Je me faisais chier comme un rat mort. Au bout de 30 minutes, je fais semblant de poser une question dont j'ai rien à foutre et là, je suis tombé de méga haut. Je lui ai demandé pourquoi ca s'était fini avec son boy friend français. Elle m'a déballé toute l'histoire. C'était une incroyable histoire d'amour avec beaucoup de profondeur. Totalement improbable d'entendre cela à trois heures du matin, en plein contraste avec l'environnement du coin.

Il faut voir une thaïe jurer comme un français avec l'accent du sud de marseille où elle avait vécu 2 ans après ses 3 années de début de relation à Bangkok. Surtout, j'ai découvert en une minute chrono une femme qui avait expérimenté l'amour, le vrai. Et surtout, une femme qui avait été confrontée à la même difficulté que j'ai eu avec mon ex femme au Costa Rica, un méga switch intérieur sans conscience du phénomène et avec déni, au bout de 5 ans de vie commune, du jour au lendemain sans retour. Bref, il arrive qu'on rencontre des gens qui ont une vraie expérience de l'amour même dans des endroits où on se fait chier...

Mais pour la plupart, ils confondent tous avec la passion amoureuse, qui a une forme de cloche.

Ca monte les premiers mois ou trimestres, puis ca redescend. De la pure cloche.

Je me suis bousillé la santé plus jeune à tenter d'expliquer l'amour à des pratiquants de cloches amoureuses. J'ai abandonné depuis des années.

Le seul argument que j'ai trouvé qui marche, c'est de leur demander s'il clochait avec leurs femmes de la même manière que ce qu'il ressentait avec leurs enfants ou leur animal de compagnie.

Evidemment non.

Cela ne viendrait pas à l'idée d'un père ou d'une mère d'arrêter d'aimer leur rejeton au bout de un an ou deux. Bien au contraire, cela grandit au fil des années, avec la mise en route du coeur profond, de l'amour véritable, remarquable par sa beauté infinie, ce qu'ils sont totalement incapables de faire avec leur conjoint...

Attention Charles, si je m'avise à leur expliquer qu'ils n'aiment donc pas leur conjoint et qu'ils ont cloché, je prends une porte dans la gueule...

Rien à foutre...

Ah si, j'ai un autre argument qui marche. La question qui tue est : on est d'accord monsieur le spécialiste de la cloche amoureuse qui confond l'amour avec la passion que tu es prêt à donner ta vie pour sauvegarder celle de ton enfant si le cas se présente ?

Réponse : presque invariablement - OUI !

Es tu prêt mon coco à donner ta vie pour sauvegarder celle de ton épouse dont tu n'as plus rien à foutre depuis belle lurette même si tu as du mal à le reconnaître ?

Réponse : presque invariablement du bout des lèvres - NON

 

Bienvenu dans la nature humaine et ses mensonges infinies... forcément que le mec ne va pas sacrifier sa vie pour une grognasse qui lui en touche une sans lui toucher l'autre... quand souvent, elle ne lui touche plus rien depuis bien longtemps...

 

Bon donc, une fois que la subtilité est levée, parlons de l'arbitrage des critères.

 

1 - Il m'a fallu attendre 39 ans pour piger que les gens ne voulaient pas d'amour.

Ils voulaient bien clocher pendant un an ou deux, puis faire semblant ensuite pendant des décennies de s'apprécier alors que souvent la messe est dîte, se contentant de stabiliser un train train confortable et pas trop contraignant avec une satisfaction partielle des besoins.

Le critère émotionnel et sentimental est presque systématiquement délaissé. En contrepartie, le critère intellectuel est mis en avant. On construit un couple, une vie commune. Ce sont des projets qui cimentent un couple, qu'ils me racontent tous... Les mêmes mecs qui se font brancher dans un ascenceur ou n'importe ou ailleurs dans les pays émergents et qui sont tout retournés après... ce qui en dit long sur leurs arbitrages non assumés et la beauté de la construction des projets... l'intellect ne pèse pas lourd face aux hormones et aux pulsions. Certains parviennent à bien contrôler les hormones mais à quel prix au final ? Oui, on peut refouler ses besoins, mais est on gagnant à le faire ?

J'ai beaucoup questionné cette catégorie de mecs capables de cet arbitrage parce qu'ils sont nombreux, très nombreux à s'organiser de la sorte et surtout, que je ne l'ai jamais fait. Du coup, c'était pour moi un mystère. Plus jeune, j'appelais cela un mensonge sans comprendre qu'il s'agissait en réalité d'un arbitrage par rapport aux critères fondamentaux des relations amoureuses.

En fait, ce que je ne comprenais pas, c'est qu'ils parlent tous du déclin du désir, du fait qu'ils s'emmerdent au lit avec leur conjoint, sans même piger que c'est la conséquence directe de leur choix, à savoir d'avoir privilégié l'intellectuel sur l'émotionnel. Comment effectivement désirer une femme avec qui on a une approche intellectuelle. Cela ne peut pas fonctionner deux secondes ! Le truc le plus fou, c'est que la plupart n'est pas conscient que cela ne peut pas fonctionner et que c'est la cause principale des autres désagréments de leur couple. Ils sont mêmes capables de reprocher à leurs femmes alors qu'ils ont choisi littéralement l'option en question.

 

J'avoue, je n'y comprenais rien à rien. Je finissais par m'engueuler, puis m'isoler en me demandant si j'étais pas cinglé ou ce qui déconnait chez moi.

 

J'ai baisé la matin de mon divorce et une nouvelle fois au retour de la séance du juge avec mon ex femme. Au bout de 7 ans, on s'envoyait en l'air tout aussi fort si ce n'est pas plus qu'au premier jour, même en plein divorce. Je ne me suis jamais lassé d'elle à aucun moment. Même pas connue une seule semaine de lassitude. Notre couple est tombée sur le critère numéro 5 ! Vous le savez tous ! Dereeper n'aime pas le socialo, le gocho, le fonctionnaire de merde et son univers de vie régenté de pisseux appeurés, hypocrite et médiocre.

Dereeper n'aime pas l'hiver non plus. Il a fallu choisir entre le goulag français et mon amour. A vrai dire, j'ai pas trop choisi, je dois confesser... J'en étais incapable. C'est mon ex femme qui a tranché pour nous. Elle vit en Normandie avec un autre et moi je raconte mes conneries du bout du monde en caleçon en plein mois de janvier dans la moiteur tropicale...

Ce qui j'ignorais à cette époque, c'est l'extrême rareté de ce que j'avais connu. J'étais très en retard dans le domaine des relations amoureuses. J'ai foutu à la poubelle la finale de Roland Garros couplée à la coupe du monde de foot... sans le savoir... et en même temps, j'aurais fini en prison pour délit fiscal aggravé si j'étais rentré en France pour cette femme que j'aimais tant. Ces connards des impôts, j'aurais pas supporté 50 ans. Entre le coeur en berne ou la prison, allez savoir ce qui est le mieux hein ?

Ces hommes donc arbitrent en faveur de l'intimité. Là où je rigole un peu, mine de rien, c'est que google est formel, il y a pratiquement 75% d'hommes chaque jour qui vont sur les sites de cul et si vous voulez savoir mon avis, ce n'est pas pour se gratter le bras, mais bien plutôt pour s'astiquer le manche... La fameuse intimité offerte par la femme occidentale se révèle bien pâle. Le contact émotionnel et sexuel est souvent très pauvre. Je connais un mec spécialiste de ce type d'arbitrage (il a moins de 30 ans, un âge donc où Popaul marche nickel) qui est resté un an sans cul. Madame pondait... Pas une seule fois, elle s'est occupée de lui en un an. Pas une seule remarque ou de soutien. Rien à foutre de sa gueule. Il paraît que la vie de famille compte plus que tout... Au vu des stats de Google, mon ami n'est pas tout seul dans cet enfer...

 

2 - L'arbitrage du cul, du physique, de la vie courante contre l'intellectuel

Le modèle que j'ai mis en place depuis trois ans, est un arbitrage totalement différent de celui de la masse des français. Je reçois assez d'emails de personnes qui s'inquiètent pour moi, de mon incapacité à établir une intimité avec une femme ! Je les comprends. J'ai eu beaucoup de mal à comprendre et accepter leur manière de faire. Je n'attends pas qu'ils en fassent autrement avec moi. En plus, au final, j'ai fini par piger qu'on est tous comme des cons, coincés sur terre, à nous débattre de nos merdes intérieures et qu'on fait ce qu'on peut avec les moyens du bord !

Revenons à mes choix perso.

Tout d'abord, très clairement, mais jamais au grand jamais je choisirais une femme pour son quotidien intellectuel (qui sera forcément très médiocre en comparaison de tous les mecs que j'ai autour de moi, qui sont des tronches dans leur domaine qu'aucune femme ne pourra égaler intellectuellement, quelque soit le domaine). Jamais je ne pourrais faire cet arbitrage de renoncer au désir physique, de renoncer au cul et de me branler la nouille sur le net pour assouvir mes petites lubbies que ma super charmante épouse ne veut pas m'accorder... de renoncer à l'équilibre émotionnel au profit d'une grognasse qui vend et survend son environnement de vie. La plupart des femmes qui réfléchissent sont en effet parfaitement incapables d'avoir une quelconque maturité émotionnelle. Elles sont toutes refoulées et dans le déni.

Je pète un boulon en deux semaines chrono avec cet arbitrage plébiscité par la majorité.

En outre, avez vous remarqué que les super bonnes baiseuses sont généralement d'une instabilité émotionnelle très forte rendant l'amour dangereux et souvent impossible avec elle. Et inversement, la fille qui est parfaite pour l'amour, est généralement soporifique dès qu'elle tombe sa jupe... nous sommes nombreux à nous plaindre de ce dilemme...

 

 

Je suis comme vous tous. Depuis mon ex femme, je n'ai jamais eu l'opportunité du 5 critères. J'ai donc délibérément délaissé la partie intellectuelle, critère numéro 4, que j'ai sous traité à mes potes.

Après une longue période qui m'a mené du Costa Rica et de certaines colombiennes particulièrement affolantes à la Thaïlande, un autre genre tout aussi énervé et différent de la blanche Française, j'ai fini par tomber sur un cas intéressant, le numéro 114... (non je plaisante, j'ai aucune idée du numéro, mis à à part qu'il oscille entre 100 et 125).

La femme avec qui je vis depuis 7 mois (du moins, la principale femme...) qui est donc installée chez moi à Bangkok (et je ne ramène donc plus chez moi personne d'autres, même si je laisse traîner très régulièrement ma queue dans des endroits qui manifestement ne ressemblent pas au vagin de ma principale (que je commence quand même à connaître !) et ce constat étant fait alors que je suis a jeun sous aucune influence alcoolique pouvant altérer ma capacité de réflexion... Je ne peux donc pas invoquer une quelconque erreur de pilotage de mon jet perso ayant abouti à une erreur d'itinéraire non autorisé... avec atterissage en zone humide et marécageuse... non non, suis pleinement et 100% coupable... mais j'ai des principes quand même... je vais pas baiser avec un autre dans les draps de ma principale... cela me bloque...), bref, ma principale, je l'ai sélectionné à partir du critère numéro 1, le physique, un prototype assez parfait du combo petit cul gros seins.

C'est un gros choc des yeux. Elle fait 70D. La plupart des blanches font du 90 ou 95 de tour de dos. Certaines comme mon ex femme descendent à 85. Mais là, on est à 70. Autant dire que le format n'est pas le même. Un bonnet D monté sur un chassis sport. Ca envoit du lourd quand c'est packagé dans une robe sexy moulante. Le souci, du coup, c'est que je ne suis pas tout seul à avoir la même idée... La dernière fois, je pars acheter un truc pour mon chat et une bouteille d'huile de lin dans une supérette. Imaginez ! Faut maxi 5 minutes pour l'opération. Je laisse ma meuf à l'entrée de la supérette en me disant vaguement que cela ne tiendrait pas. Je ressors au bout de 5 minutes. Plus de meuf ! Je l'ai retrouvé réfugié dans la supérette à me chercher. 3 mecs l'avaient pris d'assaut en l'espace de moins de 5 minutes. Au troisième, elle s'était enfuie...

Visuellement, quand je l'ai sous le pif, j'avoue que je ne cherche pas très longtemps quoi faire... ce qui tombe bien parce qu'elle se met dans des états pas possibles à mon contact. Il paraît que je contrôlerais son body selon ses dires... Donc moi, je l'accuse du même truc histoire de corser l'affaire, la mauvaise foi étant impérative dans le partage du quotidien avec une femme, ce qui fait qu'au bout d'un moment, plus personne ne sait qui contrôle le body de qui et que cela se termine invariablement chaque jour par une séance ! Et si vous croyez que je plaisante pour amuser la gallerie, vous êtes dans l'erreur la plus totale. C'est réellement et sincèrement ce qui se passe tous les jours depuis juin 2014 ! Campant chacun sur nos positions fermement, nous avons abouti à ce compromis qui consiste à niquer pour tenter d'y voir clair dans cette divergence d'opinion ! Bon j'avoue que dès fois, on passe la phase de qui allume qui et qu'on va un peu plus vite dans le process. Mais souvent, le contrôle du body est sur la table. C'est important d'échanger dans un couple sur des trucs profonds... hahahahaha.

 

Histoire de me gâter. Je me suis rajouté le critère numéro 2 partiellement. C'est une classe 5 (relire mon chapitre sur le sujet ici http://www.charlesdereeper.com/vivreaucostarica/Ch17.html ). Gros volume de sexe, mais c'est un peu jeune au niveau de la forme. Il y a quelques limites que je vais compenser ailleurs (non Dereeper refuse de se branler la nouille sur le net pour la compensation ou le respect de l'idéal catholoque idiot de la monogamie). Bon la vérité, c'est que le cul est non négotiable. Depuis que je suis en terre sainte à Bangkok, j'ai pris des goûts de luxe. Plus jamais aucun renoncement. Le cul ne s'arbitre pas ! La perfection sinon rien... Et comme "rien" n'est pas envisageable, il faut donc du cul sans compromis. Bon attention, avec mon compromis, j'ai quand même une énervée du caleçon qui me saute invariablement deux fois par jour dessus, tous les jours, pendant des semaines et des mois. Allez la tromper quand vous vous êtes faits essorés déjà deux fois. Pas folle la guêpe...

 

Le critère numéro 3 est incontournable pour accéder aux 400m² de mon appartement. La maturité émotionnelle, le courage qu'elle exige, éveille mon respect immense. Quand je vois cette thaïe de seulement 26 ans, s'interroger sur ce qu'elle est, ce qu'elle ressent, ses contradictions, ses essais à être vrai, sa condition d'humaine, je suis touché. Vraiment. Et mes potes le sont aussi. C'est une fille honnête avec elle, très touchante. Croyez moi, je la chouchoute. Une classe 5 au lit, bonnasse, qui a un bon équilibre émotionnel, franchement, il y a de quoi mettre le paquet.

En fait, pour vivre de l'amour profond, loin de la cloche foireuse à laquelle beaucoup s'adonne (l'amour étant supposé être un éternel recommencement, exigeant de passer d'une partenaire à une autre pour vivre de l'émotionnel pur au top du top... voilà jusqu'où vont certains clocheurs un peu perdus qui n'ont malheureusement aucune idée de ce que peut être l'amour), l'ingrédient le plus incontournable est l'innocence. L'innocence de l'enfant qui fait qu'on va être capable de l'aimer longtemps. L'innocence du chat ou du chien à qui on s'attache plus que de raison (qui dit au bout de trois ans à son chat de se casser ? Personne. Pourtant les hommes et les femmes se le disent presque tous...). L'innocence enfin d'une femme ou d'un homme, même d'un âge avancé, qui va permettre d'ouvrir le coeur. L'innocence est la clef qui ouvre la porte du paradis.

L'intellect à côté, c'est de la branlette, du toc, du fake en qui il est impossible d'avoir confiance. Tandis que l'innocence fait des miracles. Maintenant des femmes innocentes, cela ne court pas les rues... Des sales vipères malhonnêtes émotionnellement qui tentent de faire semblant de réfléchir pour au final arrêter de baiser au delà de 5 ans après avoir pondu un môme et décrocher le mariage, "the mariage", but ultime de la femme moderne, voilà ce qu'on récolte quand on s'égare au mauvais endroit...

Pour qu'une femme intègre mon quotidien, il est totalement obligatoire qu'elle soit capable d'innocence. Dereeper est un grand gamin. Certains m'assènent ça comme un jugement négatif, alors que rien ne me fait plus plaisir de savoir que je dégage encore un peu d'innocence me rendant gamin... Je me souviens avoir rencontré des gens s'excusant de m'avoir traité de la sorte. Je me suis dit perso qu'ils étaient sérieusement paumés question sens de la vie et priorités... s'excuser de m'insulter d'être innocent... sérieux, certaines scènes de la vie courante sont renversantes...

 

J'ai donc délaissé la partie intellectuelle, critère numéro 4. A ce jour, je n'ai rencontré qu'une thaïe capable de faire fonctionner mes neurones. Ah si, je me souviens d'une autre aussi, qui avait 48 ans... donc deux thaïes dont une seule jeune de 29 ans. Je ne sais pas exactement à combien je suis, mais disons que les 99% de mes rencontres n'ont pas pu faire fonctionner mes neurones...

 

Et j'ai pris le critère numéro 5, celui de l'adéquation de la vie courante qui est presque total avec elle.

 

Même avec cette liste de critère, je n'ai pas craqué en m'engageant et suis pour l'instant en attente, même si la potion peut tenir longtemps. Elle est fiable dans son côté agréable. Je ne me lasserais pas comme tous les autres le sont de leur femme après des années, supposant que c'est à cause des années justement et non de la combinaison qu'ils ont choisi.

Mais voilà, en ce qui me concerne, il me manque deux ou trois détails... je vais y revenir plus tard sur cette partie stratégique que je mène.

 

3 - J'ai rencontré de nombreux autres formes d'arbitrage. Beaucoup passent à la trappe le critère physique ou sexuel. Ils se mettent avec des femmes qui sont l'inverse de leurs lubbies perso. J'en connais un qui devient dingue sur les femmes petits formats. Il a fait un môme à une femme aux larges hanches et larges épaules, de quoi se torturer à longueur d'années pendant toute une vie, chaque jour que dieu fait, en la regardant. Plusieurs autres ont misé sur des femmes avec qui ils peuvent parler tandis que leur bite parle avec une autre assez régulièrement... Il y en a même un qui invoque le critère numéro 5 comme le plus important, celui de la vie courante. Bon, celui là, il va se faire masser chaque semaine dans un salon de chinoises qui lui ratisse le trop plein en réserve dans les bouloches...

Bref la diversité des arbitrages est extrêmement riche. Beaucoup de femmes blanches sont donc trompées. La réalité ne peut pas cadrer avec le concept.

 

Je me suis longtemps interrogé de savoir pourquoi les gens n'arbitraient pas plus en fonction du physique, du critère sexuel, qui sont les ciments d'un couple à long terme. Sans ces deux critères, la relation amoureuse aboutit invariablement à du malheur à long terme.

Beaucoup en fait se sont essoufflés dans la quête du partenaire. Ils ont renoncé, ont shooté avec ce qu'ils avaient sous la main, puis ensuite, ont construit une vie intellectuelle autour de ce renoncement, en se prouvant par A plus B que ce n'était pas possible autrement, que cela n'existe pas... et j'en passe.

 

Perso, je ne suis plus là pour filer des leçons mais juste pour témoigner de mes choix.

Je sais que si je ne retrouve pas un 5 critères, alors je mourrais sans avoir ré-aimé une femme. Il est absolument hors de question que je joue cette comédie de l'arbitrage, du compromis en finissant par me convaincre que je tiens une histoire d'amour. Je garderais ma gamine actuelle jusqu'au bout. Du moins si elle le veut bien...

Ce qui est clair !

Je préfère finir seul comme un con qu'avoir à mentir au quotidien comme ils le font tous. L'arbitrage que j'ai actuellement n'est vraiment pas loin de réunir ce à quoi je crois, de ce que je recherche. Donc, la quantité de mensonge pour faire tenir l'édifice est très faible et n'a rien à voir avec les besoins en mensonges que je peux voir partout dans les autres édifices.

Mais je n'ai pas d'amour au final, tout comme les autres. J'ai une grosse tendresse. C'est limité. Rien à voir avec l'amour full contact où on envoit la sauce dans de l'illimité total.

 

On verra bien. Je crois que la vie récompense très souvent ceux qui se battent pour leurs idées, sans faillir, avec une grosse conviction, avec adversité, même s'il faut bien le reconnaître, on prend des coups que la stratégie du compromis préserve. Et il arrive clairement des fois où on échoue, en mourrant avant d'être parvenu au résultat. Ce que les gens adeptes du compromis ne mesurent pas bien, c'est que la logique du compromis GARANTIT la mort à petit feu, le compromis GARANTIT l'échec. A 65 ans et plus, tout le monde est cassé, dégouté des choix de vies. La majorité des hommes picolent pour oublier, tandis que les femmes s'envoient pillules magiques sur pillules magiques pour gérer leurs angoisses pourtant bien méritées puisqu'elles ont choisi ces compromis.

 

Alors franchement, quitte à crever seul en échouant au jeu du 5 critères aboutissant à l'amour full contact ou avec un compromis à base de cul, de maturité émotionnelle et de désirs physiques plutôt que crever lentement sous le poids de mon indifférence à masquer et le poids de mes mensonges, pour moi, y a pas photo. Il vaut mieux éviter la sirène du compromis intellectuel et se prendre une bonne petite baiseuse affamée et méga bonnasse... histoire d'attendre dans de bonnes conditions la mort... tout en en parlant avec ses potes...

 

Clairement, je pense qu'il faut se donner une chance de réussir dans la vie la full satisfaction, plutôt que d'arrêter de tenter par peur de décrocher le gros lot et de renoncer définitivement.

Mais bon... encore une fois, on est tous dans la merdouille de nos quotidiens à nous débattre avec les mines psychologiques semées par la famille et le destin. Se pose toujours la question en arrière plan de la liberté.  Les humains ne sont pas si libres que cela. Je crois qu'il faut être prêt à mourrir pour ses convictions pour vraiment récupérer un semblant de liberté et une possibilité de réussir.

En effet, si on est pas d'accord avec les cartes du destin et celles données par sa famille, soit on change, soit on se colle une balle dans la tête, soit on subit et on finit par trouver un moyen d'être d'accord...

Etre prêt à mourrir donne beaucoup de force pour changer et tenter l'impossible.

Il n'y a que deux forces qui drivent les humains, l'amour et la peur. Comme je l'ai appris, il faut savoir servir ces deux maîtres à la fois mais avec recul. La peur limite mais protège. Stratégiquement en revanche, trop de peur non seulement ne protège pas, mais détruit l'homme en le tuant. La peur de la solitude ruine la vie, en nous amenant à miser sur les mauvaises femmes et vice et versa pour les femmes.

L'amour full contact est probablement le principal outil pour être heureux dans la vie. Il mérite qu'on se batte pour lui jusqu'à la mort, sans faillir en choisissant une combinaison gagnante ou en acceptant d'être seul.

 

Charles Dereeper