Quand on naît dans le mauvais pays

  • Il faut rectifier le tir coûte que coûte ou moisir frustré...
  • Je veux concrétiser en Thaïlande MON mode de vie
  • Ce à quoi je crois, qui me travaille depuis 40 ans les tripes

Chapitre 13 : Souvenirs de guerre, les moments vraiment chauds

 

Quand on est un salopard dans mon genre, il y a un moment clef où il ne faut pas trembler et connaître son affaire sur le bout des doigts. Car dans ces moments là, tout doit s'enchaîner parfaitement sans aucune boulette. Sinon, c'est la grosse punition derrière...

Ce moment clef, c'est quand deux femelles du cheptel se rencontrent de manière imprévue... C'est la tuile quantique, l'erreur d'aiguillage...

C'est arrivé plein de fois.

En voici une.

Quand mon cygne noir qu'on appelle à Bangkok LA GAMINE, du fait qu'elle boit des jus de fraise qui font pschiiiiitttttt et qu'elle trimballe avec elle des bandes dessinées et une serviette de bains type enfant de 5 ans, donc quand mon cygne noir a pointé son cul à l'improviste un matin à 10h alors que je dormais avec une autre, en l'occurence, une vieille connaissance pour ceux qui me lisent depuis le blog du Costa Rica, la fameuse CUL MORTEL, la première femme qui m'a mis sur la voie de la jouissance multiple classe 5, j'ai du manoeuvrer au top du top.

CUL MORTEL se fait tringler depuis un an par un autre français. Il l'a fait voyager et en a fait à ma grande surprise sa régulière malgré le fait qu'elle soit double, avec un bon vrai démon caché. CUL MORTEL refait surface et demande à ce que je la tringle, m'expliquant qu'avec son mec, c'est fini. Vu qu'elle ment comme elle respire, et en l'occurence, elle mentait, car c'était tout sauf fini, mais je l'ignorais, je n'écoute que d'une oreille et aussi depuis mon caleçon qui lui valide sans hésitation. CUL MORTEL reste une croupe de compétition, du genre qu'on ne voit que dans les clips des rappeurs américains... Elle arrive et je m'occupe pendant la nuit de cette fameuse cambrure qui reste dans mon top 5 même si la compétition est rude depuis que je joue au SPEED QUEUTING http://www.charlesdereeper.com/vivreenthailande/ch12.html

On s'endort peinard sur ces retrouvailles. Elle me confirme que depuis le père de ses enfants, dix ans auparavant, elle n'a jamais aimé que moi, mais qu'elle est barrée au point de se mettre avec un mec qu'elle aime pas pour avoir la paix sur le plan de ses névroses (j'approuve à 100% parce que la tringler une fois de temps en temps me convient, mais à aucun moment, j'ai envie de l'avoir sur le dos tellement elle est justement barrée). Elle pleure et elle s'endort tendrement enlassée par mes bras protecteurs (ok c'est moi le narrateur donc j'ai le droit de m'auto acclamer).

En fait, pour la petite histoire, quand je l'ai rencontré, le premier ou le deuxième soir, elle avait pleuré comme jamais dans ma vie entière, j'ai vu quelqu'un pleuré. 45 minutes d'un désespoir absolu qui m'a laissé sans voix. Deux ans presque s'est écoulé et je voulais connaître enfin le pourquoi qu'elle m'avait toujours refusé. Après son divorce, elle pensait que plus jamais dans sa vie, elle ne ressentirait quelque chose de fort. Là, où c'est mystérieux, c'est qu'il y a une armée de beau gosses dans Bangkok et qu'avec ma tête de monsieur tout le monde, j'ignore bien ce qui a pu en quelques heures lui déclencher un tel engouement.

A ce stade, je suis bien. Je m'endors.

C'est quand je me reveille que c'est le bordel intégral absolu. J'entends sonner à ma porte au loin (400m², c'est grand). La sonnette dure au moins 2 minutes. J'ouvre mon téléphone et je vois 15 appels téléphoniques et au moins 30 messages sur LINE de la part de la gamine, la seule femme thaïe à qui je tiens un peu.

Je prends une giclée d'adrénaline pure. Et je conclues que je suis dans la merde au dernier degré. En même temps se met en route dans mon cerveau de dégénéré tout un tas de programme de surive et je sens immédiatement que je vais pouvoir pratiquer de l'art... C'est la troisième fois que cela m'arrive.

Griller CUL MORTEL sans souci. Griller LA GAMINE. c'est exclu. Je ne peux pas échouer. CUL MORTEL pour l'instant continue à dormir dans mon lit paisiblement pendant que l'autre énervée sonne et resonne.

Si je lui envois un message maintenant elle va penser que je suis ici. Je dois patienter 10 minutes. Putain, ce fut long d'attendre ces minutes.

Au bout de dix minutes, j'envois un message en disant que je ne suis pas à l'appart mais en business meeting à 5 stations de métro. Si elle veut, elle peut m'attendre. Mais je ne sais pas exactement dans combien de temps je peux me libérer. Je fais au plus vite. J'arrive. Peut être qu'elle devrait aller prendre un verre dans un café pour m'attendre.

Là, le poisson, à ce stade, faut qu'il morde parce que s'il reste planté derrière la porte, quand l'autre va se lever, je vais être mal...

LA GAMINE resonne encore au moins 1 minute. Bonjour, la confiance...

Elle reveille CUL MORTEL.

J'ai deux équations en mouvement désormais. La première est dans ma chambre en direction de la salle de bains tandis que la deuxième qui a l'heureuse idée d'arrêter la sonnette est derrière ma porte d'entrée. Si CUL MORTEL sort de ma chambre, je suis mort. L'autre va l'entendre. Et je vais sauter.

L'urgence absolue est de maintenir CUL MORTEL dans la chambre le temps que l'autre déguerpisse.

A la sortie de la salle de bains, j'entame calmement la conversation pour la ramener vers le lit. Je vais discuter pendant 30 minutes d'un sujet profond. Je ne sais même pas comment mon cerveau de barré peut gérer une conversation de cette nature alors que je suis en alerte générale totale. On discute de psychothérapie et des solutions que CUL MORTEL peut suivre pour évoluer dans sa vie.

Au bout de 30 minutes, je passe à l'action. On se lève. La conversation profonde a émoustillé CUL MORTEL qui verrait d'un bon oeil un nouveau coup de bite, mais c'est la porte qui l'attend. Je suis à la manoeuvre pour accélérer sa sortie.

Je me souviendrais pendant longtemps le moment où CUL MORTEL a ouvert la porte de mon appart. J'ai fermé les yeux. Si l'autre a finalement décidé de m'attendre dans la cage d'escalier, c'est la fin pour moi. J'écoute stressé... Rien. Elle n'est plus là. La voie est libre. Explosion de joie.

J'attends 5 minutes de plus et je file retrouver ma GAMINE, qui m'avouera un mois plus tard que sa hantise était de tomber sur moi avec une autre dans le lit. Elle avait préféré bouger que de creuser la question. Toujours ce comportement très féminin de la fuite, de ne pas savoir plutôt que de regarder la réalité en face. Il nous aide bien pour être franc... Quand elle me l'a dit droit dans les yeux, en cherchant un début de réponse dans mes réactions, je suis resté de marbre. J'ai menti comme un cochon.