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ARGENT / EXPATRIATION - SANTE - THAILANDE


 

Aventure humaine version tropicale

 


 

 

PLUS DE MOYENS = DES RESULTATS PLUS RAPIDES

J'ai embauché le frère d'Oscar en plus du cousin. Ils sont désormais trois à travailler à temps plein pour moi. Oscar gère mes requêtes. Il s'occupe de l'approvisionnement en matières premières pour tout. Il organise enfin le travail pour son frère et son cousin. En outre, Oscar aime bien peindre ou travailler le bois. Enfin, ayant la main verte, il gère les cultures. Minor est un as du béton et du bricolage. Le frère d'Oscar s'occupe souvent des charpentes, du béton et d'autres tâches.

Généralement, je passe tous les jours au moins 15 à 30 minutes avec eux. Ils me montrent leur travail et leurs avancées du jour. Des fois, on réfléchit aux problématiques, à la recherche d'idées et de solutions, tous ensemble. Je ne travaille qu'en intuition pure avec eux, car je n'ai aucune expérience ni connaissance dans leurs domaines. Je me repose beaucoup d'ailleurs sur le trio.

Bref, notre team est en place. Les choses ont donc avancé assez vite. J'ai pris beaucoup de plaisir depuis quelques mois. Jamais je n'aurais pu développer une expérience humaine de ce genre en France. Cela aurait coûté au moins 6.000 euros par mois. Sans compter les emmerdes.

J'ai une grosse chance d'avoir accroché cette famille dans le sillage de mes projets. Je pense régulièrement aux autres expats qui passent leur temps à me mettre en garde. Tu verras, un jour ou l'autre, tu te feras enfler. C'est marrant. Je n'arrive pas à leur faire comprendre mon point de vue. Je suis là dans la vie pour vivre des expériences heureuses. Tout est cyclique. Tout se finit un jour. L'important n'est pas la fin. L'important est le chemin. Se priver d'une belle aventure humaine parce qu'au final, cela se terminera mal, cela me semble être une stratégie de vie contre productive, pour ne pas dire idiote.

En outre, traiter les mecs locaux comme de la merde, puis après constater que les choses se terminent mal et pleurer qu'on a fait des gestes et des efforts pour eux, c'est quelque chose de contradictoire. On ne donne pas avec retenue quand on aime. On traite les autres comme on aimerait être traité. J'ai rencontré Oscar, il était payé 450 dollars par mois. Il était exploité littéralement par un tico local. Aujourd'hui, si je devais calculer en prenant tous les paramètres, Oscar doit bien tourner à 900 ou 1000 dollars par mois. Mais au-delà du pognon, j'interviens dès que je le peux quand je dois répondre présent. Je prête absolument tous mes jouets perso... Je pense vraiment team et non juste ma gueule. Je devine qu'ils le sentent mon état d'esprit, car il y a de la générosité dans les deux sens.

J'ai divisé le travail par spécialité. Je suis bon à gagner du pognon. Oscar et sa famille sont bons dans le manuel, le jardinage et la construction. Nous sommes actuellement organisés pour me libérer un maximum de temps pour bosser et produire du pognon. Je ne cherche plus jamais à faire les choses par moi même. Je suis lent et inefficace sur le terrain. Tout le monde y gagne. Car eux font ce qu'ils savent faire. Et ils gagnent plus. Tout mon système repose sur la confiance et la bienveillance au niveau humain. Ils peuvent à chaque instant me truffer. Je leur ai expliqué. Si je découvre qu'ils me truffent, ils perdent ma confiance et toute l'expérience s'arrête. Sinon, pour le taff, j'attends d'eux trois caractéristiques : autonomie, vitesse et qualité.

Oscar est une perle, une vraie. Il s'occupe de moi avec une attention jamais prise à défaut. J'avoue que j'y prend goût. L'homme est capable du pire comme du meilleur. A la recherche d'excellence dans ma vie, je crois que j'ai le meilleur en ce moment de ce que peuvent être des rapports humains au-delà des catégories sociales.

Dès que je le peux, j'aide Oscar : je ramène sans cesse des petits machins pour eux, du genre 4l d'huile d'olive pour Oscar pour qu'il arrête de s'intoxiquer avec l'huile de palme hydrogénée locale pas chère, alcool, petit électro ménager. Je donne systématiquement tout ce dont je n'ai pas besoin. On partage toute la bouffe produite dans le jardin. Je veux qu'ils comprennent que ce qu'ils font pour moi, ils le font pour eux aussi. Quand j'achète du poisson frais, qui se vend au kilo uniquement, je prend juste une part pour moi et ils se partagent le reste. Eux prennent des initiatives. Bref, je ne vais pas mentir. Au fil des mois, petit à petit, émerge un esprit de team, renforcé par le fait qu'ils sont de la même famille. C'est quelque chose qui me fait vraiment plaisir à vivre. On s'est mis à fabriquer des meubles. Quand j'ai vu l'amour qu'il mettait à l'ouvrage, j'ai été touché. Je leur ai proposé que chacun prenne du bois et du temps pour se faire à son tour un meuble perso. Et tout est comme cela. Un bon esprit. J'espère qu'il durera le plus longtemps possible.

Ci-dessous le frère d'Oscar.

 

Oscar s'est mis à cultiver le style japonais, version Costa Rica, avec un chapeau spécial saison d'été que j'ai du immortaliser, dès fois qu'un industriel le développe dans le futur...

 

 

 

 

BEAUCOUP DE VISITES POUR ME RENCONTRER

Depuis trois mois, pas mal de français sont passés me voir. Parfois des inconnus. Après deux soirées de folies, la compréhension est 5/5...

Je pense à Antoine et David. Non Antoine, je ne publierais pas la photo de ton noël Costa Ricien 2011 avec le machin fabrication colombienne pas loin...

Cédric Froment est passé pendant presque 4 semaines. Le trader surfeur. Il a appris à manger sainement ici. Il s'est mis à dormir. Fini les insomnies parisiennes. Enfin, on a travaillé à mort les sujets de la physique quantique, les dernières trouvailles en neurosciences et l'art du marketing internet. On a débattu de manière assez intensive. On s'est gavé le crâne de connaissances toutes plus explosives les unes que les autres.

J'ai eu aussi une française incroyable de 62 ans : Marine. Pourquoi incroyable ? Car elle en paraissait au maxi 45 ans. Elle m'a initié à ses secrets pour garder un aspect frais malgré les années. Elle a découvert tous ces produits aux USA quand elle y résidait. Marine, grâce à toi, à 60 ans, je serais encore comestible... ouais enfin, rien ne remplace quelques millions d'euros pour susciter un intérêt marqué de la gente féminine qui n'assume pas toujours son côté refoulé de ce que nous allons appeler avec gentillesse "besoin de protection"...

J'ai rencontré Maurice et Isabelle. Maurice a employé un terme que j'avais il y a quelques années dans la bouche : "je vomis la France". Je ne peux pas écrire pourquoi il l'a vomit cette pauvre France, mais bon avec 5,5 millions de bonnes raisons, Maurice, qui ne la vomirait pas un peu, hein ?... En plus, Maurice est le premier gars entrepreneur à succès que je rencontre qui rêve d'agriculture. Alors, je me suis remis à rêver à mon projet que j'ai en tête depuis un an : constituer un groupe d'une dizaine de vrais entrepreneurs, des serials, des durs à cuire, des visionnaires. Créer une petite communauté de gens autour de certaines valeurs, la terre, l'alimentation sauvage saine, le bonheur intérieur, le pognon et la conquête dans la guerre économique mondiale, la créativité et l'amour, l'entraide...

J'ai reçu aussi beaucoup d'emails sur ce blog. Nombreux étaient touchants. Je me souviens de plusieurs où je suis devenu responsable d'insomnies pour cause de lecture impossible à arrêter ! Beaucoup de réactions sympa et constructives.

Alors à quoi je ressemble ?

La voici ma tronche de cake. Je triche. Je me suis shooté avec un trois quart droit. La vérité, c'est que je suis pas photogénique pour deux sous. Cela fait sourire ma femme qui a le même problème quoique récemment, elle a réussi son coup elle aussi. C'est clair que nous nous sommes pas mal améliorés question image numérique... Moi, c'est simple. Si je montre cette photo, on me dit que je ne lui ressemble que pas beaucoup. Et ben moi, je vous emmerde avec ma photo...

 

 

UNE NOUVELLE HISTOIRE DE CHATS QUI RESSEMBLE PLUS A UNE LECON DE VIE

Elle n'est pas banale mon histoire. J'étais avec Cédric dans la voiture. Il venait d'atterrir à San José. On descendait le lendemain sur Ojochal. Je l'entretenais du concept de photocopieuse de l'univers, que notre cerveau d'humain avait le pouvoir d'envoyer des requêtes que l'univers satisfaisait TOUJOURS (en sachant que les requêtes non satisfaites ne le sont que parce qu'une partie de nous inconsciente sabote le processus quand elle n'en veut pas), que rien de ce qui nous arrivait n'était du au hasard et surtout, que toutes les épreuves négatives étaient créées par nos soins, dans le but d'apprendre et d'évoluer.

La meilleure preuve ? La très grande majorité des gens que je connais, blâme des causes extérieures quand un accident, un gros souci ou d'une manière générale, quelque chose de négatif arrive dans leur vie.

Seulement, ils adoptent une approche évènement par évènement au lieu de lire l'ensemble des évènements dans une suite logique étalée sur des années (je pense à mon copain Olivier de Rennes qui a réussi l'improbable score d'au moins 5 procès sur 8 transactions immobilières... que du hasard selon lui...). Du coup, ils ne comprennent rien et stagnent. Evènement négatif après évènement négatif est invoqué le mauvais sort à chaque fois... Seulement, le point commun avec tous ces évènements négatifs, c'est eux. Ils sont là à chaque fois qu'une merde leur arrive, mais ce n'est jamais de leurs fautes... Il n'y a personne d'autres qu'eux, mais ils n'y sont pour rien. Et les cycles se répètent inlassablement dans le temps.

J'ai bien conscience évidemment que cela implique d'arrêter de gober que le seul petit champs de l'ego est ce qui contrôle intégralement notre vie.

Bref, j'arrive chez le véto avec Cédric pour soigner nénette, ma chatte qui fait une allergie. Depuis quelques temps, j'ai envie d'avoir des chats à moi, qui seraient venus juste pour moi. Car là, je n'ai que les deux chattes de Viviane. Pour faciliter le processus d'intégration, j'ai envie de prendre deux chatons de la même portée. Dans ce cadre, je formule chez le véto officiellement ma requête : je lui explique que je pars 3 semaines en Hongrie et qu'à mon retour en avril, j'aimerais bien qu'il me réserve deux chatons d'une même famille (il manage les adoptions dans notre coin). Il me dit OK.

Très exactement 8 jours plus tard, donc deux mois et demi avant mon retour en avril, je vais voir Sabrina (une française en phase de formation pour devenir notaire avocate au Costa Rica) pour quelques formalités administratives. Je croise dans le même bâtiment Philippe et Mireille les boulangers d'Ojochal. Comment voulez vous apprendre l'espagnol dans ces conditions franco française ?... Mireille me prend immédiatement par la main et m'entraîne à l'arrière de la cuisine. Il faut préciser que je n'ai pas vu Philippe et Mireille depuis au moins six mois (je ne mange pas de pain, lire le chapitre 4). Je me dis intérieurement : putain, qu'est ce qui se passe ? Qu'est ce qu'elle va me dire ?

Je franchis avec elle la porte arrière et là, devant moi 4 chats dont 2 bébés. Elle me montre la mère, le frère d'une autre portée et les deux bébés à craquer par terre qui viennent la voir depuis deux mois.

Il aura fallu 8 jours à l'univers pour exécuter ma requête. C'est la magie de la vie quand on arrête d'être con. Ce qui n'est pas gagné quand on naît en France et qu'on subit le bourrage de crâne intensif de la culture rationaliste de mon cher pays ou la stupidité de l'éducation presque communiste des profs français...

A noter que la dernière fois que j'ai rencontré un chat est janvier 2006. La scène que je vous décris a lieu en janvier 2012. Pendant 6 ans, je n'ai formulé aucune requête pour avoir un chat et je n'ai jamais vu de chats à adopter...

 

 

Bon maintenant, l'histoire ne s'arrête pas là. Elle n'est pas si rose. J'ai une croyance inconsciente à qui je n'ai pas encore fait la peau qui est anti chat, alors que j'en suis dingue. Jusqu'à ce que je vais relater, je n'avais jamais vraiment saisi son existence. Mais l'univers dans son immense bienveillance a décidé de m'éduquer dans cette opération chat 2012. Ah ça, je vais la bouffer ma leçon de vie car j'avais rien compris.

Avec Mireille, nous allons passer deux semaines entières à peaufiner notre stratégie pour capturer les deux bébés chats. En effet, ils sont sauvages et détalent systématiquement dès qu'on rentre dans un cercle de moins de 5 mètres.

Deux semaines plus tard, ils sont là dans mon bungalow. Mes nouveaux bébés chat à moi, envoyé par l'univers, comme j'aime, comme cela a eu lieu pour tous mes autres chats. Mon troisième rouquin, qui va donc s'appeler en toute logique ROUQUIN 3. Et le grisé que je vais appeler PETIT BONHOMME. Je les regarde depuis deux jours. Il fait chaud. Naturellement, j'entre ouvre sur 4 cm la fenêtre sachant qu'il y a derrière le battant de la moustiquaire en plastique qui bloque mon ouverture. C'est pour qu'il ait un filet d'air, un petit vent thermique soufflant tous les jours dans cet axe.

Je reviens le lendemain matin. Je plonge la tête sous le lit. Pas de chats. Je regarde partout dans le bungalow de 30m². Aucune trace de chats. Je vois la fenêtre que j'ai à peine ouvert la veille. L'ouverture fait maintenant 10cm. La moustiquaire est également bougée. Mes deux bébés chats sont envolés. Leur espérance de vie dans la jungle est plus que limitée. Ils sont hauts comme trois pommes. Ils n'ont plus leur mère pour les surveiller. Elle est à 3km de ma maison. Je prends une claque monumentale. Je comprends en un éclair que j'ai une saloperie de névrose qui me manipule. J'ai déjà perdu 4 chats en dix ans. Je saisis immédiatement l'enchaînement des évènements négatifs dans sa globalité, avec mon expérience de mes 38 ans. Je viens de m'autosaboter la tronche, comme un débutant. Suis bien énervé sur le coup. D'autant que je n'ai personne à blâmer, à accuser, à déléguer le poids de la responsabilité...

Et pourtant, au delà, je vois aussi dans un flash éclair que cette mauvaise expérience n'est qu'un apprentissage du cycle complet. Ma névrose n'est pas profonde. Je sens de la bienveillance dans cette expérience. Il faut juste avoir la foi. Ce qui est une bonne nouvelle. En outre, je perçois aussi que ces chats me sont bien destinés et que je vais les récupérer. Je dois attendre dans un premier temps deux jours. Bon, bien monsieur l'éclair. OK. On va voir.

Les deux premiers jours, je ne suis pas fier. Mort de trouille. J'ai honte de moi. S'ils leur arrivent quelque chose, j'aurais beaucoup de mal à me le pardonner. Chercheront ils à rejoindre leur mère ? Resteront ils ensemble ? Dans le coin ? Bref, ma cervelle humaine limitée met en route des routines humaines limitées, ce qui aboutit mécaniquement à un résultat humain limité et débile... classique !

Deux jours plus tard, je suis en train de regarder un énième reportage vers 21h00 et celui-ci s'avère peu intéressant à mon goût. Après quelques avances rapides, j'abandonne. Je me dis que je vais rentrer mes deux chattes. J'arrive sur mon deck extérieur et je vois tout de suite à la tête de mes deux chattes que quelque chose ne va pas. Un ennemi est sur leur territoire. Je prête l'oreille et j'entends un miaulement. Là, je percute que mon heure a sonné à nouveau. Je fonce à l'arrière du bungalow et je vois Rouquin 3 qui gueule. A priori, il a la dalle. Je m'approche. Il s'enfuit dans la nuit...

Je mets de la bouffe. Je le reverrais une fois de loin. Je remets de la bouffe. Le lendemain, c'est vide. Je suis presque certain que l'autre est venu aussi.

Je réfléchis à comment les capturer. Cela fait trois jours désormais. qu'ils viennent manger la nuit. L'homme des cavernes surgit en moi. Je prends une cage à chat, je mets une pâtée au fond, je coince le balai contre la porte, j'installe la cage sous la fenêtre, me retrouvant environ 1,40 m au dessus du sol. Et j'attends. J'ai à nouveau un flash intuitif qui m'indique une heure d'arrivée des chats. Depuis deux jours, ils viennent après minuit. Là, j'ai le chiffre de 20h30 en tête. Alors, j'attends. J'arrive à 20h00 et je monte la garde. J'ai peaufiné mon système. J'ai installé un miroir à trois mètres dans l'axe. Cela me permet de surveiller à distance en étant certain de ne pas me faire repérer.

20h45, magie de l'intuition, le rouquin arrive. Il tourne autour de mon panier à chat. Je dois patienter plus de 30 minutes. Il est méfiant le bestio... Il finit par rentrer petit à petit dans la cage et commence à manger. Il s'avance encore. Ca y est. Il est intégralement dans la boîte. Je suis habité par d'énormes émotions. Ca doit venir de loin. Je me rapproche à pas de loup de la fenêtre. J'avance mon bras lentement, secondes après secondes jusqu'au balai. J'inspire lentement. Mon coeur bat à mort. Je rabats d'un coup sec la porte de la cage. Je me redresse en maintenant bloqué mon balai. Ca y est. J'ai capturé Rouquin 3 ! J'explose de joie. Cela fait 4 jours que je tremble. Mon opération commando a marché. Tout en maintenant le balai contre la porte de la cage, je saute sur le sol. Je rapproche mes mains pour fixer la porte. Je suis transporté. Quelle émotion cette chasse. Incroyable. J'en tremble. Je choisis de relâcher le balai pour fixer en premier la partie haute de la porte de la cage. La pression se relâche sur la partie basse à mon insu. Rouquin 3 comprend en un éclair de seconde l'opportunité. Il prend son élan et enfonce la porte par le bas. Je le vois incrédule franchir la cage. Je tente de le choper, mais je suis baisé. Il s'enfuit dans le noir de la jungle. Je reste abasourdi, hébété. Mon corps vient de me trahir. Mon bras a tremblé pendant l'opération de fermeture et ma main s'est écartée. Je viens de m'auto saboter une deuxième fois.

Moi, Charles, trader de 20 ans d'expérience qui depuis trois ans n'a presque jamais tremblé, n'a presque jamais succombé à aucune névrose humaine, n'a presque jamais failli, à la poursuite de l'excellence permanente, capable de résiste à une pression que 98% des joueurs ne tient pas, je viens de me couillonner comme un humain basique par mon ombre. JE SUIS A CET INSTANT VERT DE CHEZ VERT ! ENRAGE ! J'ai la confirmation éclatante que je suis plombé à l'intérieur par une saloperie de croyance qui me manoeuvre à mon insu, n'hésitant pas à prendre le contrôle des mouvements de mon corps. Perdre un bébé chat où il risque de se faire bouffer à chaque instant, là, mon cerveau bloque. L'enjeu est trop élevé. Saloperie de névrose. Je me calme. Je fais le point. Je reçois comme information que j'aurais une nouvelle chance demain vers 23h00.

J'arrive sur le coup de 22h00 le lendemain dans mon bungalow. A 23h30, donc à une demi heure près, Rouquin 3 pointe son museau. La pâtée installée au fond dans la cage, il la renifle mais il ne s'aventure pas. Il mange les croquettes que j'ai mis à côté et se casse. Merde. Le deuxième arrive 15 minutes plus tard. Lui ne s'est pas fait piéger. Il rentre dans la cage confiant. Mais sa queue dépasse. Dans un nouvel élan de superbe sabotage, je tente de refermer la porte qui ne peut pas correctement se fermer forcément... le chat se barre. Je viens de sabotage ma troisième tentative. J'ai saisi. Je ne réagis même plus. Je réfléchis pendant une demi heure en étudiant les possibilités. Après avoir analysé différentes options, je file à mon bureau et je dessine un piège tout en profondeur où je ne serais plus emmerdé par le chat qui s'enfuit, avec un système de poulie et de corde pour fermer tranquillement à distance la porte.

Oscar arrive le lendemain. Je lui montre mon croquis. Il a saisi. Il le montre à Minor qui construit le piège. Oscar file acheter les poulis et un système de fermeture de porte qui s'enclenche automatiquement. A midi, tout est prêt. Un travail d'équipe.

Je monte à San José pour quelques formalités le soir même : Oscar il y a quelques jours m'a demandé si j'allais bien ou non. Je lui ai répondu que j'étais triste à cause de mes deux chatons que j'avais laissé filer. Il m'a juste dit qu'il savait.

Je rentre de San José le lendemain, le coeur en berne, me préparant à une longue soirée de chasse aux chats avec mon nouveau piège. Quand j'arrive, je vois un papier sur la porte. Je m'approche intrigué. Je lis :

Two cats inside the bungalow !

Je ne peux le croire. Je file dans le bungalow et les deux saloperies sont là à me regarder...

Oscar est venu dormir la veille dans le bungalow alors que ce n'était pas prévu. A vrai dire, il n'est jamais venu dormir dans le bungalow quand je fais un aller et retour sur une seule journée. Il a mis en place le piège, a patienté deux heures avant de voir arriver le petit gris. Une minute plus tard, alors que le premier mange déjà dans la cage, risquant à chaque instant de s'enfuir, il a patienté sans trembler. Le rouquin est arrivé et l'a rejoint. Il a actionné la porte et a remis les deux chatons dans le bungalow...

C'est toute la force de notre team qui s'est exprimé. Tout seul, je n'arrivais à rien. Je reste persuadé qu'un être humain n'a qu'une seule chose à faire dans la vie : diagnostiquer quand il n'est pas bon et demander de l'aide à quelqu'un de meilleur que lui, sans aucune honte. J'ai demandé de l'aide partiellement et Oscar de son propre chef a pallié mes carences. Vous comprendrez que si Oscar me baise dans un lointain futur, ce ne sera rien comparé à la plus belle des surprises qu'il vient de m'offrir, à coupler d'ailleurs avec la solution technique qu'il m'a trouvé pour un problème à 100.000 dollars...

Quand à moi, j'ai pris RDV dans mon transit jusqu'à la Hongrie chez une vieille connaissance parisienne d'il y a douze ans, extrêmement douée pour m'extirper ces vilaines petites bébêtes insidieuses et cachées que sont les croyances inconscientes.

 

 

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