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ARGENT / EXPATRIATION - SANTE - THAILANDE


 

Un visiteur du net à Ojochal dans mon bungalow

 


 

JE VOUS JURE QUE JE NE L'AI PAS PAYE !

 

Il faut quand même que je vous donne ma version avant...

J'ai reçu un jour un email d'un lecteur de ce blog que j'ai extrait de tous les autres. Quand un gars a la petite flamme allumée au fond de lui, je le reconnais en quelques dizaines de secondes (tout pareil que les femmes qui ont la petite flamme ailleurs... hahahahaha. Au fait, j'ai créé un nouveau blog de Thaïlande ici : 16 chapitres le tout écrit en 6 jours, une vraie machine à écrire le Dereeper dès lors qu'il analyse ses souvenirs de guerre...)

William, il s'appelle l'auteur de cet email. Je vais les publier petit à petit tous ces emails : http://www.charlesdereeper.com/vosreactions/?qa=questions

Je découvre qu'il est magazinier dans un équivalent de biocoop en Alsace. Il pisse le talent de tous les côtés à l'écriture. Je le sens. C'est comme Oscar la première fois que je l'ai rencontré en 2010. Il a ouvert la bouche pendant 10 secondes et l'affaire était pliée. On en a rigolé hier dans la voiture. Je me souviens encore de sa phrase 4 ans plus tard.

Il voulait savoir combien j'avais payé cette saloperie de Husky pourrie déglinguée du crâne. A l'intonation de sa voix au moment de la question, j'ai mon radar qui a tilté : vlà un gagnant au milieu de tous ces dingos. C'était un master winner oui de oui !

Bon donc, le William (qui au passage a beaucoup apprécié le Oscar et tout pareil pour Oscar, ce qui est très drôle vu que les deux sont en contact avec le même tilt d'origine...), je le fais traîner 7 mois environ en lui promettant des trucs puis en l'alertant que je ne serais pas en mesure de tenir mes promesses car débordé de taff. Je n'ai pas bossé pendant deux ans consécutifs. Mon retour de septembre 2013, il est intense. 2014 est blindé de taff.

Je ne sais donc pas comment William a pu me pardonner ces 7 mois de retard, parce que moi, si c'était moi, les 7 mois d'attente, hum hum, je sais ce que j'aurais fait...

Il a tenu bon. Au bout de 6 mois, conscient que je ne peux pas laisser l'occase avec William, je lui envois quelques missions que j'extrais de mon taff pour amorcer la pompe et lui donner du blé à moudre... tout autant que pour gagner du temps et ne pas le décourager.

Il se révèle efficace, rapide, précis dans ses missions. hahahahah, je le sais déjà que ce mec est un winner perdu au fin fond de l'économie française. Il a juste besoin que quelqu'un le propulse.

Septembre arrive. Je saute sur l'occasion pour le rencontrer enfin, à Ojochal. J'ai besoin de le sniffer avec mes radars.

Le premier jour, je ne dis rien. Je ne pense rien. Je suis explosé de taff. J'ai décidé d'absorber sa présence pour voir ce que mon crâne va en sortir. Sans jugement, ni question. Rien. Du pur vide comme je le fais en permanence. La cervelle rationnelle, cela fait bien longtemps que je ne lui fais plus trop confiance.

Le deuxième soir, c'est totalement étonnant. Je me mets à créer devant lui en direct live un projet d'avenir pour nous deux. Je suis en impro total. Je ne réfléchis pas. Tout sort tout seul au réveil d'une sieste où j'ai la tête dans le cul et les neurones à l'arrêt. Je suis limite spectateur de mon jus de crâne qui vient d'ailleurs. J'ai capté l'énergie de William et je l'assemble pour la monétiser dans le business, devant lui.

Depuis le départ, à la première minute de la lecture de son email, j'ai eu un gros tilt intuitif. Je comprends en même temps que je lui parle dans ce canapé, le pourquoi de toutes mes sensations. On a un rendez vous de programmé lui et moi. Et je viens de recevoir le deal...

Le plus drôle, c'est qu'avant de m'asseoir dans le canapé, je n'avais absolument aucune idée de ce que j'allais bien pouvoir faire avec lui. Il correspondait pas à mes affaires en cours ni à mes besoins immédiats. Sa mise à niveau était un handicap majeur. Comme quoi, ca sert à rien de réfléchir. L'inspiration est la clef de tout ! Même si l'inspiration est une putain de salope par moment parce qu'elle poursuit des buts incompréhensibles qui font mal.

Dans l'ensemble, j'ai mal reçu William. J'enchaîne les journées à 10h de taff. Je ne suis pas dispo dans ma tête. Je fais du mieux que je peux. Mais je n'ai pas la présence amicale que j'ai d'habitude quand c'est plus cool. En clair, je ne vis pas dans le présent.

Je note juste que William dort comme un bébé dans le bungalow bois. Il dit avoir fait la meilleure nuit de sa vie ! Carrément ! La magie du bois et d'Ojochal ! Et je note que les jus de légumes, c'est pas son truc hahahaha...

Il n'a pas eu le temps de se taper un petit choc hypoglycémique... 3 jours, c'est trop court. Raté. Zut ! Par contre, j'ai réussi à l'affamer. Hé ho, faut quand même laisser une trace... Le dernier jour en effet, avec ses 150 grammes de riz basmati bio, il a vidé un gros pot entier de sauce tomate. Il avait la dalle. Le pauvre. J'ai eu honte de moi... J'attaque ma huitième année de métabolisme de base au minimum. J'oublies la réalité calorique des autres à la longue. Se siffler un pot entier de sauce tomate, c'est moche. Pardon William. Je suis une merde.

Je note aussi que malgré ses 6 mois en Colombie, William ne connaît pas bien les fruits tropicaux. Il m'a rappelé à quel point c'est long de découvrir la vie tropicale. Après 5 ans, j'ai encore testé des nouveaux fruits cette année. Et dieu sait si je traque ces sensations. L'une des plus belles sensations m'a été offerte par des litchies fraîches. Des grosses baveuses à tomber à la renverse. Avec les mangoustans, les mangues de Thaïlande et l'ananas du Costa Rica, c'est mon top 4 increvable. J'ai beau en avoir avalé des centaines de fois, je monte au plafond à chaque nouvelle rencontre !

Je ne comprends pas les touristes qui viennent avec leur appareil photo découvrir les lieux du Costa Rica ou de la Thaïlande. Il rate la plupart du temps, l'immense patrimoine culinaire que sont les fruits tropicaux. Moi si j'étais eux, je me ferais un gros trip dégustation avant de bouger mon cul dans tous les sens à la recherche de quelques shoots visuels ! (mention spéciale pour les femmes, bouger son cul de manière langoureuse dans tous les sens, est très valorisé sur ce site... je ferme la parenthèse parce que Charles, vas tu un jour arriver à te mettre dans le crâne que les femmes sont autre chose que des objets s....... désolé, je suis dur d'oreille par moment. Bon, je vais le copier 100 fois pour demain avec signature de ma mère, comme à la belle époque... bonjour les restes des principes de l'éducation nationale française...)

William qui se lance dans la rédaction d'un long article sur les labels bio appuyé sur le bureau tout en teck assemblé par Oscar et son cousin. Et ci dessous, William qui barbotte dans la piscine de pierres de rivière.

 

A la fin des 3 jours, je demande à William d'écrire ses impressions sur Ojochal, le Costa Rica et son expérience ici. Je m'attends donc à un reporting de sensations sur son voyage. Mon objectif est de montrer la magie du net. Un pauvre email perdu sur un tout petit blog et hop une réalité créée 8 mois plus tard qui va déboucher sur des nombreuses années derrière, c'est certain.

Et lui, il m'envoie à la place, tout autre chose, l'exercice d'ailleurs le plus difficile pour un rédacteur, le plus chiant aussi à faire : un portrait. Il m'a tué le bonhomme.

Un portrait sur moi.

Le premier d'ailleurs qu'on écrit.

Je dois vieillir, j'ai du atteindre l'âge limite où on est en mesure de se faire faire des portraits. Putain, ca craint ! Ca y est. Je suis vieux. Merde. Chié !

Je l'ai convoqué pour nous créer un avenir commun pro, dans un projet qui va brasser beaucoup d'énergie positive pour une fois (ce qui va changer de l'immo et de la finance ou du SEO) et lui, me répond par un ressenti de notre contact, alors que j'ai été merdique, car trop pris. Franchement, l'aventure dont j'ai dessiné les contours en impro totale, elle sent bon. Il pourrait être excité. Non, il s'est concentré sur le contact, faisant abstraction du pognon. C'est un pur de pur le William. Il est temps que je le salope et le pervertisse un peu. Faut qu'il vienne faire un stage à Bangkok chez les barrés... qu'il rencontre des sauvages... avec une horde de femelles à dompter ! Histoire de le remettre dans le droit chemin...

Je ne vais pas vous mentir. Il m'a séché avec son portrait. Il m'a calculé pendant trois jours l'animal. Je n'ai pas fait gaffe. L'autre truc, c'est que je n'ai pas compris à quel point il se posait des questions sur la rencontre. Je ne dois vraiment pas être câblé comme les autres, sérieux !

Voici son email !

Charles

 

 

 

 

Bonjour à tous !

 

Je tenais à vous dire que j'ai pu rencontrer Charles ! Eh ! Oui ! C'est possible ! Je vais vous raconter la petite histoire. Cela fait des mois que j'échange quelques mails avec Charles. Un beau jour, dans un de mes messages, je lui dis que je vais passer 15 jours de vacances au NICARAGUA. Je partirai le 9 septembre. Il me répond le jour suivant ; là, il m'avoue qu'il part le même jour pour le COSTA RICA, pays voisin du NICARAGUA.

 

Il ajoute qu'il serait heureux de me rencontrer et surtout de ne pas hésiter si j'avais le souhait de passer quelques jours chez lui. Tiens donc, me voici invité par le sulfureux Charles de la toile, j'étais sur le cul. Evidemment, j'accepte, car j'étais très excité de découvrir un personnage aussi emblèmatique que caractériel. Je voulais creuser, savoir ce qui se cache derrière ce Charles Dereeper. Une chose est certaine, vous allez déçu si vous pensez que le personnage est comme sur le web. Mais continuons, le 9 septembre je m'envole pour le NICARAGUA. J'atteris à Managua avec comme seul équipement un sac sur le dos. Je parcours une grande partie sud du NICARAGUA. C'est un voyage riche en aventures. Il m'amène par la suite à franchir la frontière terrestre, avec un espagnol que j'ai rencontré en chemin. Après moultes péripéties, nous arrivons dans la ville de Alajuela. Le lendemain, nous nous séparons et je contacte Charles par skype.

 

J'avais un problème. Charles habite Ojochal. C'est un minuscule village perdu au fin fond du COSTA RICA, à 15 km de Uvita. Or, j'étais loin de ce lieu. Il fallait que je prène un bus de la capitale San José, qui elle est située à 30 minutes d'Alajuela. A partir de là, il faut bien compter 5 à 6 heures de trajet. Autant dire que c'était la misère complète ! J'expose mon souci à Charles. Il me dit de patienter 15 minutes. Au final, il arrange la situation. Il me conseille de prendre une compagnie de vol intérieur SANSA, d'effectuer le voyage San José – Quepos. Il y en a pour 25 minutes de vol seulement ! Je fus agréablement surpris. Les côtés postitifs sont nombreux : il me dit qu'il me rembourse le vol qui était quand même de 70$ mais également que oscar son loyal employé tico vient me chercher à l'aéroport de Quepos. Ca m'a vraiment laissé une impression très bonne ! Il est temps pour moi d'aller à la rencontre du personnage. Encore un signe du destin, c'est mon jour de chance ! Il ne restait plus qu'une place disponible dans l'avion. Heuresement ! Je pu donc partir !

 

J'étais de plus en plus excité voir angoissé lors de la descente d'avion à Quepos. Je me relaxe 5 minutes sur les sièges quand soudain un type m'aperçoit et me lance "William, is it you ?". Je réponds d'un oui affirmatif. Le type c'était oscar. De prime à bord, il me paru sympathique. Et c'était vraiment le cas. Au fur et à mesure que nous discutions dans la voiture en espagnol, je découvris un type ouvert et aimable. Une heure de route dans le 4x4 V6 et nous arrivons enfin à la demeure de l'infréquentable du net. Le coeur serré, palpitant comme une dinamo, je referme la portière du véhicule puis m'avance en compagnie de oscar sur le pavillon central de la première des maisons en bois. Suspens... la porte s'ouvrit ! Je vis Charles sortir de manière plutôt tranquille. Physiquement, c'est un homme svelte. A mes côtés, il fait petit. Il faut dire que je suis grand. Je mesure 1m 92. Prise de contact rapide et nous partons faire la visite des lieux, le tour du propriétaire. Je fis la connaissance des autres employés ticos, de la famille à oscar. On mange des fruits exotiques ensemble.

 

A chaud, je peux dire que Charles n'est pas aussi sulfureux qu'il n'y paraît . Cependant, il dégage une force et une confiance intérieure hors norme. C'est quelqu'un de très attaché aux principes essentiels de la vie. Il me montre son poulailler ; nous ramassons les oeufs pour l'omelette du soir. Un diner avec Charles c'est un peu comme un véritable retour à la source nature avec un grand N : oeufs frais, légumes du jardin, herbes aromatiques et vin organique. Voilà comment nous avons passé la première soirée autour de la table tous les deux. Nous avons ce soir là beaucoup discuté sur la notion de destin et de liberté. A ma grande surprise, je découvre un personnage calme, posé, aux convictions fortes ; une personnalité tranchée avec une solide expérience de la vie en général. Après, un échange très enrichissant, nous allons dormir respectivement vers une heure du matin. Les deux jours suivants, je fis plus ample connaissance.

 

Physiquement, Charles fait super attention à la façon dont il s'alimente. Il suit un régime composé de jus de légumes. Il ne consomme pas de viandes mais que des oeufs. Il aime les animaux, il a 4 chats. J'ai eu le privilège d'en approcher deux. Les autres sont trop craintifs. On n'a pas passé une montagne de temps à l'extérieur car Charles est une personne submergée par le travail. Néanmoins, dès qu'il avait un moment libre, il me le consacrait. Tous les soirs on parlait énormément. Les sujets allaient de vie à l'international, expatriation, vie amoureuse et sentimentale, relations humaines...l'autre facette de Charles, un homme riche, nourrit d'expériences, mais quelque peu désabusé ! Selon lui, la liberté totale n'existe pas, il y a un destin écrit et parfois il s'avère mauvais. Dans tous les cas, on ne peut pas ramer à contre courant, parce que le destin aura toujours raison de nous.

 

Autrement, nous avons été à la plage. On s'est baigné dans sa piscine extérieure. J'ai goûté aux plaisirs des fruits tropicaux, notamment les mangoustans, et bu de l'eau de coco. C'était vraiment un séjour décontracté. Cela m'a permis de me recentrer sur moi même, faire le vide dans ma tête et de me concentrer sur l'essentiel !


 

En résumé, qu'est ce qu'il en ressort ? Comment pourrais je qualifier Charles ?

 

Je pense que c'est une personne provocatrice sur Internet qui souhaite écarter tous ceux qui ont peur de vivre leur destin, leur légende personnelle. Je vais reprendre une de ses expressions fétiches, il veut chasser les individus qui ont le syndrôme du poisson rouge qui tourne en rond dans un bocal. A défaut d'être un grand salopard, je lui ai même trouvé un côté plutôt attachant. Il a plein de compassion, de la patience, pour les aventuriers, d'une manière globale pour toutes les personnes qui ne se font pas pipi dessus. Je crois qu'il aime la vie et les personnes courageuses. C'est un homme passionné, de défis, d'ambitions, épris d'un élan de créativité perpétuelle. Il est toujours prêt à partager, à recevoir, un tant soit peu qu'on le soit aussi. En tout cas, ce n'est pas mon séjour qui va en dire le contraire. Pour finir, je suis persuadé que Charles l'enfoiré, aime avec son coeur ! Certes, il baigne d'un amour mystérieux et discret, mais une fois le sas franchit on découvre un être sensible et généreux.

 

NB : Mention spéciale à oscar qui m'a laissé son adresse e-mail, ça m'a vraiment fait chaud au coeur, ça m'a touché. Encore merci !

 

 

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